Le défi de l'indépendance

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Un livre capital pour comprendre la géopolitique du Caucase du sud, en particulier de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie.

Source de violentes polémiques, l’histoire de l’arménisation de l’Arménie, stigmatisée par les milieux ultra-nationalistes turcs et azerbaïdjanais, a trop souvent été éludée, voire passée sous silence côté arménien. Les mémoires de Rouben, ministre de la Défense de la République d’Arménie de 1919 à 1920, ont été édités en 1951. La traduction en français du tome 7, réalisée en 1989, aborde justement cette question. Il aura fallu attendre 2021 pour publier ce texte

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Source de violentes polémiques, l’histoire de l’arménisation de l’Arménie, stigmatisée par les milieux ultra-nationalistes turcs et azerbaïdjanais, a trop souvent été éludée, voire passée sous silence côté arménien. Les mémoires de Rouben, ministre de la Défense de la République d’Arménie de 1919 à 1920, ont été édités en 1951. La traduction en français du tome 7, réalisée en 1989, aborde justement cette question. Il aura fallu attendre 2021 pour publier ce texte. Respectivement belle-fille et petite-fille de l’auteur, les historiennes Anahide Ter Minassian (1929-2019) et Taline Ter Minassian, ont pris soin de le commenter.

Trois ans après le génocide de 1915 perpétré principalement dans l’espace anatolien, les Arméniens réalisent un exploit. Ils proclament à Erevan, le 28 mai 1918, une république, dite araratienne, dans une ancienne marge de l’Empire russe. Erevan jusqu’ici simple chef-lieu de province devient la capitale du jeune État. Un événement impensable. Le pays, le yerguir, ne se situait-il pas à l’ouest, de l’autre côté de la frontière, en territoire ottoman, avec la légendaire Van pour capitale ? Le défi est d’autant plus grand et paradoxal que l’indépendance de cette Arménie moribonde a été exigée par les Turcs qui s’empressent d’en faire reconnaître les limites réduites en imposant le traité de Batoum (4 juin 1918). Pour les Arméniens, l’odyssée de l’indépendance ne fait que commencer.

À peine sorties du giron russe, les trois jeunes républiques caucasiennes (Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan) s’affrontent. Les conflits les plus acharnés opposent l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Les dirigeants de la Première République sont alors confrontés à une épreuve terrible. Comment tenir face à des populations locales tatares (azéries) hostiles qui ne reconnaissent pas son autorité ? Ministre de l’Intérieur et de la Défense du Gouvernement-Bureau de Hamo Ohandjanian en mai 1920, Rouben (1882-1951) estime qu’il n’a pas le choix. L’idéal démocratique de l’Arménie est mis à l’épreuve du réel et de la raison d’État. Si l’Arménie exsangue veut survivre alors même qu’elle abrite des réfugiés en surnombre, il lui incombe de réduire les éléments armés turco-tatares et de bouter les populations hostiles. Ainsi, Rouben, leader pragmatique et aguerri, n’aura de cesse d’arméniser l’Arménie, par le fer et par le feu.

Fiche technique

Auteur
Rouben
Dimensions
14,8 X 21 X 2,2 cm
Pages
222

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CONFLITS - Nov. 2021

Recension dans Conflits, revue bimestrielle de géostratégie

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